Life is too short to drink bad wines!! Share what you drink and they will drink what you share
samedi 31 mars 2012
vendredi 30 mars 2012
Tous les vins sont-ils prêts pour les primeurs?
Le vieillissement du vin en barrique et les techniques associées à son élevage ne seraient-ils pas
des sujets sensibles à Bordeaux. Combien de personnes n'ont pas un jour été surprises du nombre de versions différentes de l'élaboartion d'un vin lors d'une visite fortuite d'un domaine. Les uns soutirent, les autres laissent le vin vieillir sur lies, certains collent toujours au blanc d'oeuf, d'autres non voire ne recourent pas au collage et préfère une filtration physique. Il y a de quoi en perdre son latin! L'important n'est-il pas d'apprécier ce moment passé à découvrir un lieu et le vin qui y est produit. Chaque propriété produit un vin unique ne serait-ce du fait que des différences existant dans le terroir, l'encépagement, la conduite du vignoble (rendons grâce ici aux chef de culture si souvent oubliés!!), la récolte. La vinification avant élevage reste dans les grandes lignes commune hormis les divergences sur la question de remonter, délester ou piger... La conservation des lies pendant l'élevage soulève de nombreuses polémiques. Paul Pontallier de Margaux avouait n'être pas certain de l'interêt de vieillir le vin sur lies. Arguant au final qu'il s'agissait plutôt d'une technique permettant d'améliorer la structure et la rondeur en vue des dégustations en primeurs...
Chose certaine, l'importance commerciale de ces dégustations de printemps fait naître des pratiques oenologiques nouvelles qui au lieu d'être camouflées permettraient à nombre d'amateurs de vin de mieux comprendre l'évolution d'un vin. Patience!!! Finalement le combat le plus hardu ne serait-il pas d'apprendre la patience à tout amateur qui se respecte?
Est-il vain d'investir dans le vin?
Depuis quelques années déjà, la spéculation s'invite de plus en plus au bal des primeurs en bordelais. Certaines étiquettes connaissent des envolées certaines et les derniers millésimes 2009 et 2010 en sont deux bons exemples. L'idée de créer une structure de gestion d'investissement autour des grands vins est une très bonne idée en soi. La question de la rémunération des clients se pose évidemment mais nul ne s'avance à prédire ce que sera le marché des grands crus dans 5 ou dix ans. Doit-on se montrer prudent, certes oui la notion de risque est inhérente à toute forme d'investissement.
